L'effet de foehn                                                 

Phénomène météorologique qui se produit principalement dans les hautes montagnes, mais peut intervenir sur des plateaux de plus basses altitudes. Il se produit l’effet de foehn lorsque le versant d’une montagne fait directement face à un flux de précipitations abondant. L’effet qui en résulte est un vent fort, très sec, et réchauffé en température.

Comment se forme l'effet de foehn ?

Considérons qu’une masse d’air humide à 12°C se heurte à une montagne de 1600 mètres d’altitude (voir schéma). Cet air n’a pas d’autre choix que de s’élever au contact de ce relief. Il se refroidi naturellement d’environ 0.5°C tous les 100 mètres (phénomène appelé "détente pseudoadiabatique"). Il s’en suit une importante condensation accompagnée de fortes précipitations.

Arrivé au sommet après une ascension de 1600 mètres, l’air s’est débarrassé de la majeur partie de son humidité, mais sa température n’est plus que de 4°C (il a perdu 8°C). L’air alors commence à redescendre de l’autre côté et se réchauffe naturellement d’environ cette fois 1°C tous les 100 mètres (phénomène appelé "détente adiabatique sèche").

L’air s’assèche encore davantage pendant sa descente puis s’accélère, et après les 1600 mètres de dénivelés, c’est devenu un air très sec, poussé par un vent fort et réchauffé à 20°C (il a gagné 16°C). C’est l’effet de foehn.

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L'effet de foehn en Bourgogne

L’effet de foehn est rare et très peu marqué dans notre région, le relief n’est pas assez élevé pour une action notable de ce phénomène. Seul le Morvan ou la chaîne de relief qui longe la vallée de la Saône côté ouest peuvent jouer un petit rôle dans ce mécanisme.

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